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RESOLUTION REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL 18 AVRIL 2002 |
| SNUI - SNUCCRF - SNUDDI - SU.AU TRÉSOR - SUI - SUD ADMINISTRATION CENTRALE MINEFI - SUD CDC | |
La FDSU constate que la mise en uvre, au Ministère, des 35 heures prévues par le décret Fonction Publique du 25 août 2000, ne répond pas à ses revendications essentielles en matière de R.T.T.
En premier lieu, labsence de création demplois en lien avec la RTT démontre que lEtat employeur nassume pas ses propres responsabilités dans la lutte contre le chômage qui demeure encore largement un phénomène de masse. De ce point de vue, la volonté du Ministère de pousser à la création dun Compte Epargne Temps(C.E.T.) constitue selon la FDSU un subterfuge destiné à amortir leffet négatif de labsence de création demplois en différant dans le temps la prise des jours de repos.
En second lieu, le maintien du carcan des 1 600 heures interdit le passage véritable aux 35 heures et favorise le tour de passe-passe et larnaque qui au bout du compte permettent à ladministration de maintenir le socle des congés annuels tout en réduisant le volant de jours RTT auxquels les agents peuvent légitimement aspirer dans le cadre dune vraie réduction à 35 heures.
Cette analyse conduit la FDSU à condamner les conditions dans lesquelles, pour lessentiel, les responsables du Ministère ont cru pouvoir imposer le passage aux « 35 heures ».
Même si, aujourdhui, le Ministère prétend se prévaloir dun « non-accord, non conflictuel », reconnaissant implicitement la carence de dialogue social, il doit admettre que les conditions de mise en place de lARTT ne pourront déboucher à terme que sur :
Les conditions de mise en place de lARTT continueront dêtre combattues par la FDSU avec lensemble des personnels.
En troisième lieu, la FDSU appelle les agents à la vigilance en ce qui concerne la gestion même de lARTT qui, à lévidence, traduit une nouvelle approche du temps de travail devenu à linstar des règles de gestion et des nouvelles formes dorganisation du travail des agents, un moyen supplémentaire de flexibilité et une variable dajustement des effectifs aux contraintes du service. Dorénavant le temps de travail des agents est appréhendé annuellement et collectivement par la hiérarchie et non plus exclusivement à partir dune démarche volontaire et individuelle.
Ce changement fondamental induit le risque réel de remise en cause, dans la pratique quotidienne, des droits sociaux conquis (temps partiel, horaires variables ) et une surveillance pointilleuse et restrictive du temps de présence de chacun au regard des plans de congés, des jours fériés (ponts « naturels ») et de lutilisation forcée des jours ARTT, de la « présence significative » et/ou de la règle des 50 % , de la recrudescence des contrôles notamment dans les cas darrêt de maladie, des autorisations dabsence , et des entraves aux droits syndicaux.
En ce qui concerne, plus particulièrement, linstauration dun C.E.T. et, au vu des premiers éléments dinformation disponibles sur le projet de la Fonction Publique, la FDSU ne pourra en envisager favorablement le principe quà la condition davoir, au préalable, toute satisfaction sur les garanties effectives quauront les agents de pouvoir bénéficier du temps libéré par le C.E.T., à leur convenance et au moment souhaité.
En résumé, sagissant de la mise en uvre actuelle des « 35 heures » et de lARTT
la FDSU condamne :
La FDSU dénonce et soppose :
En matière de RTT, la FDSU rappelle ses revendications principales :
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