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SUBVENTIONS INTERMINISTERIELLES : TOUT LE MONDE Y PERD !

Si vos enfants sont partis en centre aéré, en gîte, ou en en classes vertes, ceci vous intéresse !

ALIGNEMENT PAR LE BAS

Le 4 juillet, l’administration a réuni les fédérations syndicales du MEFI pour discuter des taux de subventions journaliers attribués à chaque enfant pour tout autre séjour que ceux proposés par le catalogue MEFI, y compris lorsque la famille part en location en gîte rural. Le taux pratiqué à l’Industrie était beaucoup plus avantageux que celui des Finances : il convenait donc d’harmoniser le dispositif. Or, à l’exception de la FDSU, les fédérations du MEFI ont entériné l’alignement par le bas de cette subvention, c’est à dire la primauté du taux Finances ! ! Seule, la prestation pour séjour d’enfant handicapé a été revue à la hausse. On est loin de l’harmonisation sur le dispositif le plus favorable et du « personne ne doit y perdre » promis lors de la période « propagandiste » de la fusion !

UNE GESTION COMPTABLE BIEN PLUS QUE SOCIALE

Les derniers chiffres connus font apparaître que 1,4MF dus en théorie aux agents au titre de cette prestation Fonction Publique ne leur ont pas été versés grâce aux calculs d’Oncle Picsou du Ministère ! Pour l’exemple sans doute ? Depuis des années le MEFI fait des économies au détriment de ses agents en ne versant pas le taux moyen prévu par la circulaire interministérielle. Depuis le 4 juillet nous savons que c’est avec l’approbation de la majorité des syndicats ! Dès le début, SUD CENTRALE, alerté par des agents de l’ex-pôle Industrie ayant fait des réclamations, avait soulevé le problème en demandant des comptes précis à la DPMA et surtout l’alignement sur le taux le plus favorable dans l’intérêt de l’ensemble des agents du MEFI. Nous voyons le résultat aujourd’hui ! Ne pouvant nier les chiffres défavorables, l’administration arrange ses calculs à la marge notamment pour éviter des contestations d’ordre juridique mais peu de choses changent : une légère augmentation pour les familles les moins aisées du pôle Finances, pertes quasi générales pour les familles du pôle Industrie. Le Ministère des Finances ne peut s’empêcher d’avoir le réflexe de la cagnotte et de l’économie à tout crin : l’an dernier, 8MF destinés à l’action sociale donc aux agents ont ainsi été « économisés » et sont retournés dans les caisses de l’Etat.

UNE PERTE POUR L’ENSEMBLE DES AGENTS

Sous la pression, l’administration a accordé le maintien provisoire du taux Industrie aux agents issus de ce pôle pour les années 99 et 2000. Mais l’affaire est maintenant réputée « négociée » et tranchée dans un sens qui, à notre corps défendant est défavorable à l’ensemble des agents du Ministère. Le manque à gagner est loin d’être négligeable : selon votre quotient, vous auriez pu toucher, en cas d’alignement sur le taux le plus favorable, jusqu’à 50% voire 70% de plus du montant alloué ! Il se peut même que n’ayant pas d’ouverture de droit au taux Finances, vous en auriez eu dans le dispositif Industrie. L’arbitrage aurait dû être tout autre afin que l’harmonisation profite à tous !

UN MINISTERE, UNE SUBVENTION, 2 BAREMES : CA NE VA PAS !

En conséquence, SUD CENTRALE encourage les agents Finances à réclamer rétroactivement leur dû c’est à dire le bénéfice du taux le plus avantageux (celui de l’ex-pôle Industrie) pour les années 99 et 2000. Depuis janvier 99, personnels de l’Industrie et des Finances font partie du même Ministère. Les corps étant fusionnés, nous avons les mêmes droits ! Il est anormal qu’au sein d’une même administration, les uns touchent 2 fois plus de subventions que les autres à séjour et à revenu égaux ! Si la Fonction Publique prend connaissance de l’affaire, ça risque de faire désordre !

Pour tous renseignements complémentaires ou aide dans vos démarches, contactez le Syndicat SUD CENTRALE au 02 31 45 74 38 ou au 06 19 90 67 98.

Pour SUD CENTRALE, le rôle d’un syndicat est de défendre l’intérêt collectif des agents du Ministère et non de faire les comptes à la place de l’administration !

 

ATTENTION : SONDAGES

L’administration remet ça. En septembre, elle veut nous téléphoner, nous sonder, prendre notre pouls, notre température, savoir si nous sommes amoureux de votre chef ou s’il nous donne des allergies ou des montées d’adrénaline ! On appelle ça, l’observatoire interne. Une jolie petite commande pour les instituts de sondage privés ! Au fait, combien pour cette petite psychanalyse à domicile ? C’est une manie issue des méthodes dites « modernes » de management. Le but ultime pour nos inquisiteurs hiérarchiques est de se donner des outils pour se perfectionner dans la conduite du troupeau des agents lambda. D’autant qu’à l’heure où la réforme tant décriée par nombre d’entre nous, revient par la petite porte, on se doute de la direction que l’on veut faire prendre au troupeau ! N’y-a-t-il pas dans ce sondage des questions aussi innocentes que notre opinion sur les changements et réformes ainsi que sur nos intentions de grève ? Excusez du peu ! Mais, messieurs les sondeurs, c’est au quotidien et en situation de travail qu’on doit nous écouter. Et ça ne passe pas par des questions manipulatrices et orientées ! Sommes-nous donc si naïfs ? Une seule réponse possible : boycott, boycott, boycott

 

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