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ACTUALITE SOCIALE PARIS, le 5 avril 2002 |
| SNUI - SNUCCRF - SNUDDI - SU.AU TRÉSOR - SUI - SUD ADMINISTRATION CENTRALE MINEFI - SUD CDC | |
Le 5 mars dernier, les représentants de la FDSU ont siégé au CNAS, dont lordre du jour portait sur : " lexamen prospectif des orientations de laction sociale et des propositions des CDAS " ; vaste programme, étant entendu que nous nous prêtions à cet exercice pour la deuxième année consécutive. La FDSU sinscrivait pleinement dans cette démarche constructive, visant à la mise en uvre dune politique sociale où besoins rimeraient avec moyens : elle la souligné dans une déclaration liminaire (reproduite en page 4).
Les débats se sont ordonnés autour de 4 points : lincidence de la Loi Organique (LOLF), les conséquences de larrivée massive de nouveaux fonctionnaires compte tenu des départs à la retraite, les évolutions des dépenses pour 2003 et enfin le secteur de la restauration.
LACTION SOCIALE AU CUR DE LA NOUVELLE GESTION PUBLIQUE
La loi organique du 1er août 2001 réforme les mécanismes budgétaires et financiers de lEtat (réforme de lordonnance de 1959). Elle consacre le passage dune logique de moyens à une logique de résultats. Les crédits seront spécialisés par programme ou par ensemble dactions. Les programmes seront regroupés par missions qui relèveront dun ou plusieurs services ou ministères.
Les dispositions de cette LOLF devront être mises en uvre à échéance 2006.
Il sagissait damorcer la réflexion, sans contrainte de délais, sur lintégration de laction sociale dans ce nouveau schéma.
Plusieurs hypothèses sont à envisager :
(hypothèse qui sera visiblement écartée, le nombre de programmes ministériels étant limités à 150 au total).
Partant du principe que la LOLF suppose une budgétisation non plus par nature de dépenses mais à partir dobjectifs, et une parfaite connaissance des coûts complets et ce dès le premier Euro, lAction Sociale au MINEFI devra sinscrire dans cette démarche de transparence fondée sur la réalité des actions conduites et sur lévaluation des coûts de chacune dentre elles ainsi que sur les résultats obtenus
La loi organique constitue un enjeu majeur pour lavenir dont les conséquences ne devront en rien altérer le budget (bien mal en point !) et les prestations de lAction Sociale du MINEFI.
Pour la FDSU, il nest pas possible de souscrire à une idéologie de performances visant à accroître lefficacité de laction du Ministère pour les agents, en concentrant le budget sur les résultats attendus et non plus sur le détail des moyens alloués.
UN DEFI DEMOGRAPHIQUE A RELEVER
La période qui souvre étant marquée par le départ en retraite dun agent sur deux dici à 2012, le recrutement de nouveaux agents nécessitera une adaptation des prestations daction sociale :
Ce bouleversement démographique supposera, parallèlement, de répondre aux besoins des agents partant à la retraite, notamment sur les dispositifs daide ( APA, par exemple ), sans se substituer au droit commun. Cela doit passer par une meilleure information auprès des agents concernés.
A titre expérimental, deux actions ont été mises en place pour la préparation à la retraite, lune dans le cadre des séjours à thème organisés par EPAF, une autre à linitiative des délégations.
EVOLUTION DES DEPENSES POUR 2003"La répartition de la dotation entre les associations sera conforme aux dotations précédentes" : cest par cette affirmation que la Directrice a entamé la discussion sur ce point ; une fois le décor planté, des pistes de réflexion nous ont été présentées autour du tourisme social, des logements et prêts.
TOURISME SOCIAL (EPAF) Stabilisation des dépenses prévisionnelles établies selon plusieurs hypothèses :
Ces dépenses intègrent la refonte des applications informatiques |
LOGEMENT (ALPAF) Le plan des 2150 réservations de logements sera achevé, avec un étalement des livraisons jusquen 2005.
aides au logement
aides à linstallation
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PRETS
Pour les représentants de la FDSU, en matière de logement, secteur jugé prioritaire, le nombre de réservations ne suffit pas à répondre aux besoins des agents ; de plus, la politique du logement devra, dans les années qui viennent, intégrer des éléments, tels que les recrutements à venir, les concours à affectation régionale . Certes, la conjoncture immobilière nest guère favorable au développement du parc social, mais ce ne sont pas les 100 à 150 réservations par an qui suffiront à répondre au flux des demandes toujours croissantes.
Là encore, les moyens ny sont pas !
De plus, en matière de vacances loisirs, la FDSU a rappelé quelle restait opposée à tout contingentement, visant à priver de nombreux enfants de vacances !
Autre sujet abordé lors de cette réunion, Il sagissait dacter les conclusions du groupe de travail du 12 février dernier sur la restauration.
Comment limiter lévolution des dépenses dans le secteur de la restauration collective ?
Tel est lenjeu pour la DPMA, même si ce nest pas la seule question à verser au débat !
Quid de lharmonisation tarifaire, de lavenir des petites structures de restauration, de lobservatoire social qui ne remplit pas pleinement son rôle
La politique de lharmonisation tarifaire devait permettre à tous les agents de se restaurer à un tarif identique sur lensemble du territoire : le prix dun repas complet ne devait pas excéder un certain montant, mais compte tenu de la diversité des tarifs pratiqués, un tarif cible avait été fixé en 1997.
Ce dernier était, depuis septembre 1998, hors subvention interministérielle, de 28 F (en province) et 25 F(en IDF).
L Administration avait décidé unilatéralement de le porter, au 01 janvier 2002 à respectivement 4,5 en province (29,52F) et 4 (26,24 F) en IDF.
Parallèlement, les crédits alloués à cette politique augmentant dannée en année, une maîtrise des dépenses en la matière simposait !
Proposition nous a donc été faite lors de ce CNAS dacter le principe dune revalorisation systématique et régulière des plafonds de la politique dharmonisation tarifaire au regard de lévolution de certains indicateurs, tels que la subvention repas ou lindice INSEE relatif à la consommation des ménages.
Autant dire clairement quil sagissait de faire peser sur les agents lévolution du coût de cette prestation. Les représentants de la FDSU, considérant quun tel principe pourrait conduire à terme à des revalorisations non justifiées et fortement axées sur le coût, ont acté la formulation suivante : "Chaque année, au CNAS de juin, sont examinées les modalités dévolution des plafonds de la politique dharmonisation tarifaire".
Partant du principe que lessentiel est de trouver la qualité et la sécurité au sein de ces petites structures, il est important de maintenir leur existence et deffectuer les remises aux normes éventuelles. Leur implantation répond à une demande de la part des agents qui les fréquentent.
Là encore, il faut affiner lanalyse du coût complet quelles représentent.
La pérennité de ces petites structures de restauration demeure capitale partout où elles permettent à des agents de se restaurer à moindre coût et à proximité de leur lieu de travail.
La FDSU est attachée à une restauration collective qui réponde au mieux aux intérêts de ses usagers. Elle continuera duvrer pour que le Titrerestaurant demeure un palliatif pour les agents qui nont pas accès à des structures de restauration collective.
Compte-tenu de lévolution des dépenses de restauration, lutilisation de cet outil doit être renforcée et ses données consolidées : cela permettra de définir des orientations en matière de restauration collective. En outre, cela nécessite aussi une intervention des CDAS qui doivent être partie prenante dans la politique de restauration collective dans les départements.
La DPMA nous a par ailleurs précisé que le soutien apporté aux gestionnaires des associations de restauration se traduit par :
DECLARATION DE LA FDSU AU CNAS DU 05 MARS 2002
Le CNAS prospectif pour lequel nous sommes réunis aujourdhui, devait sinscrire pleinement dans une démarche constructive visant à définir des orientations, à élaborer des propositions en vue de la préparation du budget suivant ;
La FDSU souhaite à ce titre, que les CDAS soient partie prenante dans la détermination et la mise en uvre de la politique sociale, et ce à partir des besoins locaux. De plus, une meilleure connaissance des "ayants droit", que constitue le champ des bénéficiaires de laction sociale, permettrait dallouer un budget qui puisse réellement répondre aux attentes des agents du MINEFI.
De même quelle refuse denvisager une augmentation du budget social, la DPMA remet en question lesprit même des services sociaux : il sagit de rompre avec danciennes pratiques, en menant une action de qualité qui sinscrive dans la durée, la transparence et la sécurité.
Pour la FDSU, la phase de sécurisation tout comme lobjectif de transparence doivent constituer le socle dune action véritablement sociale qui ne doit pas être tributaire de politiques budgétaires restrictives.
La FDSU sinscrit pleinement dans une démarche visant à lamélioration des conditions de vie des fonctionnaires, pour autant, elle souhaite que cette évolution permette, de fait, une amélioration des conditions de vie des agents du MINEFI ; le développement de laction sociale interministérielle ne doit aucunement entraîner de stagnation, voire de régression de laction sociale du MINEFI que ce soit en terme de choix dans loffre ou dans la qualité de loffre. Laction sociale ministérielle, doit au contraire, sinscrire pleinement dans une dynamique de progrès, où volonté se conjugue avec moyens.
EN BREF EN BREF EN BREF EN BREF EN BREF EN BREF EN BREF
TITRES RESTOS et ARTT
Avec la mise en place de lARTT au 01/01/2002 dans toutes les directions du MINEFI, lapproche logique de la DPMA vise à revoir le nombre de titres-restaurants (actuellement 18) attribués aux agents. Il sagit darticuler temps de présence et nombre de titres alloués et ce sur la base du binôme choisi par lagent ; les régularisations nintervenant quà posteriori (maladie, congés ), la gestion nen était que plus lourde et complexe !
Par mesure de simplification, la DPMA a accordé, à titre conservatoire, le maintien à 18 titres par mois, tout en poursuivant les régularisations déjà en vigueur. Un bilan du dispositif sera dressé fin 2003, notamment au regard de la mise en place du CET.
PRIME DE FIDELITE
Lors d une réunion dinformation qui sest tenue le 21 mars, la DPMA a remis en séance la note relative à la mise en place du nouveau prêt pour faciliter l'installation, (il remplace l'Aide aux Jeunes Agents non remboursable, le prêt pour achat de meubles et le prêt à la première installation en Ile de - France et Alpes-Maritimes ainsi que le prêt à l'installation Province ). La création et la mise en place de ce prêt ont fait l'objet de plusieurs réunions et groupes de travail depuis plusieurs mois. La création d'un nouveau dispositif était louable en soi, mais se devait de correspondre à un besoin sans pour autant en faire disparaître le caractère social. Le CNAS du 5 mars dernier devait être le dernier acte avant sa mise en place au second semestre de 2002. Au cours de ce CNAS, la FDSU a refusé de prendre part au vote pour se prononcer sur cette mise en place : en effet, nous n'avions aucun support écrit mais une note initiale ayant fait l'objet de nombreux amendements qui avaient été discutés auparavant. D'autres OS ont approuvé ou se sont abstenues sur la seule présentation orale de l'Administration. Le 21 mars, la DPMA a présenté une nouvelle mouture de la demande de prêt faisant ressortir pour le calcul du taux d'endettement le montant des loyers versés. De nouvelles discussions sont prévues sur ce sujet.
La FDSU ne saurait admettre une remise en cause
d'un dispositif de prêt et d'aides dont les plus défavorisés ne pourraient bénéficier.
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